La Syrie accuse Israël de "pratiques inhumaines" qui "ciblent la santé des citoyens syriens"
GENÈVE,
le 26 mai 2014 - UN Watch, l'ONG de
monitoring basée à Genève, a condamné l'Assemblée
Mondiale de la Santé des Nations Unies pour avoir désigné Israël - l'unique
pays nommé à l'ordre du jour - dans la résolution du vendredi 20 mai demandant
à l'ONU d'enquêter sur les conditions de santé dans le "Golan syrien
occupé», alors que pendant ces trois dernières années elle est restée
muette sur la santé des victimes de la Syrie elle même, dont plus de 500
000 blessés, 6,5 millions de personnes arrachées à leurs foyers, et plus de 160
000 tués.
Le vendredi 20 mai, les
états membres de l'OMS ont conclu leur réunion annuelle et
l'assemblée plénière par l'approbation de la résolution adoptée la veille par une commission. Ce sont 105 pays qui
ont voté pour (dont des pays de l'UE), 5 contre (Australie, Canada, Israël, la
Papouasie- Nouvelle-Guinée et les États-Unis).
Il y a eu 6 abstentions (Allemagne, Andorre, Arménie, Burundi, Colombie, Congo, Nouvelle-Zélande), et 60 absents.
Il y a eu 6 abstentions (Allemagne, Andorre, Arménie, Burundi, Colombie, Congo, Nouvelle-Zélande), et 60 absents.
Le
texte porte sur les conditions de santé des palestiniens qui auraient été
victimes d'Israël, il a été soumis par l'Algérie, l'Egypte, l'Irak, la
Jordanie, le Koweït, la Libye, le Maroc, Oman, la Palestine, la Tunisie, les
Emirats Arabes Unis et le Yémen.
Il
est paradoxal que ces sponsors ne soient pas particulièrement connus pour
contribuer à la santé dans le monde, tandis qu'Israël, en termes
proportionnels, contribue davantage à la science médicale et à la
bio-technologie que n'importe quel autre pays dans le monde.
Dans
sa présentation à l'assemblée, la Syrie a accusé Israël de "pratiques
inhumaines" qui "ciblent la santé des citoyens syriens."
C'est
le comble de l'hypocrisie pour la Syrie - qui gaze à mort ses propres citoyens
quand elle ne largue pas des barils d'explosifs sur des quartiers entiers - de
dénoncer Israël, d'autant plus que les hôpitaux israéliens soignent un nombre
croissant de victimes syriennes de la boucherie d'Assad.

